Contrat de rivières
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Eco citoyen

+Zéro pesticides

Les différentes campagnes d’analyses sur la qualité de l’eau réalisées sur nos cours d’eau en 2012 ont démontré la présence de 36 molécules de type phytosanitaire utilisées essentiellement comme herbicides.

  • Un effet toxique pour les organismes aquatiques

Les organismes aquatiques sont très vulnérables à ce type de produit et l’impact peut se révéler conséquent.

  • Un danger pour la santé de l’homme

L’utilisation de pesticides est néfaste pour l’homme que ce soit en raison d’une exposition directe (contact lors de la manipulation du produit) ou indirecte (par l’eau, l’alimentation). Leur utilisation de manière prolongée augmenterait le risque de développer certaines maladies.

Adopter la démarche zéro phyto

Il n’y a pas de mauvaises herbes naturellement, elles sont souvent complémentaires et peuvent offrir des services insoupçonnés. Alors, pourquoi ne pas les laisser ?
Dans le cas contraire, demandez-vous si le traitement chimique est la seule technique efficace.

En effet, il existe des méthodes naturelles d’entretien pour préserver notre santé, protéger les ressources en eau et favoriser la biodiversité, comme par exemple :

  • le paillage qui limite le développement des herbes folles et garde le sol humide,
  • le désherbage à l’eau bouillante qui est efficace, à condition de ne pas attendre d’être envahi,
  • alternez les cultures en évitant de planter au même endroit deux espèces de la même famille deux années de suite, vous éviterez ainsi les maladies et attaques d’insectes,
  • faites votre compost 100% naturel.

C’est en s’intéressant à ce problème sanitaire et écologique que de nombreuses communes et agriculteurs du territoire se sont engagés dans la démarche « zéro phyto dans nos villes et nos villages » initiée par la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature.

Alors, pourquoi pas vous ?

 

Remarque : Si vous n’avez pas d’autre solution que le recours aux pesticides, assurez-vous de le faire correctement et respectez les Zones de Non Traitement.
Elles correspondent aux distances à respecter en cas de traitement phytosanitaire : pas d’utilisation à moins de 5 mètres d’un cours d’eau ou d’une pièce d’eau et à moins de 1 mètre d’un fossé ou d’un puits (sauf mentions contraires sur les notices d’utilisation).

Règlementation

Les dispositions réglementaires (notamment la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17/08/2015) durcissent progressivement l’usage des pesticides et visent à en interdire leur utilisation.

Échéances réglementaires :

2017 : interdiction pour les structures publiques d’utiliser des produits phytosanitaires dans les voiries, dans les espaces verts, forêts et promenades ouvertes au public.

2019 : les particuliers n’auront plus le droit d’utiliser les produits phytosanitaires.

Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique, pourront être utilisés.

 

A savoir : les Zones de Non Traitement (ZNT) doivent être respectées par tous. Ainsi, il est interdit de traiter à moins de 5 m minimum d’un cours d’eau ou d’une pièce d’eau (mare, étang) et 1 m minimum d’un fossé ou d’un puits. Attention, certains produits imposent des distances de retrait plus importantes en fonction de leur dangerosité, il est donc très important de lire attentivement les étiquettes des produits.

+Lutter contre la sécheresse

En économisant l'eau, je préserve les rivières

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Cette année encore, le déficit pluviométrique et les fortes températures récurrents ont prolongé l’étiage* sévère des rivières de nos bassins versants. Les débits de nos cours d’eau sont donc actuellement faibles. 
Les conséquences sont souvent dramatiques. L’étiage peut porter atteinte aux prélèvements pour l’eau potable, considérés comme un usage prioritaire de la ressource. Pour les milieux aquatiques, les tronçons des rivières à sec impliquent une mortalité piscicole due au manque d’oxygène. Enfin, la qualité de l’eau est menacée  puisque les rejets et les pollutions sont moins dilués et deviennent plus impactants.
Les sécheresses sont gérées par des restrictions d’usages notamment. Un arrêté préfectoral** du 1er octobre 2018 a prolongé les limitations d’usages de l’eau dans la Loire afin de préserver les activités prioritaires et la survie des écosystèmes aquatiques. Cependant, l’ensemble de ces impacts risque de s’amplifier avec les années, en ajoutant la perspective de changement climatique. Les adaptations de chacun sont donc plus que nécessaires à l’heure actuelle.


* période de basses eaux, de tarissement de la rivière
** arrêté préfectoral n°DT-18-0856

Comment agir sur ma consommation en eau ?

En tant qu’usager, je peux préserver les rivières en limitant ma consommation d’eau potable :

  • A la maison : je prends une douche plutôt qu’un bain, j’équipe mes robinets d’aérateurs et j’installe une chasse d’eau à double débit.
  • Au jardin : j’installe un goutte-à-goutte pour éviter le gaspillage et j’arrose le soir pour limiter l’évaporation. Enfin, je bine la terre, ce qui équivaut à deux arrosages.
  • Ma voiture : Je lave ma voiture dans une station de lavage, 10 fois plus économe en eau ! D’autant plus que dans la plupart des stations de lavage, l’eau est récupérée, traitée et recyclée. Un geste simple et écologique pour garder son véhicule propre.

+Gérer l'eau de pluie, là où elle tombe

La pluie est l’affaire de tous : que l’on soit habitant, entreprise, association ou collectivité publique, il est toujours possible de faire un geste pour limiter l’imperméabilisation des sols et ses impacts (ruissellements, inondations, pollutions).

Ville perméable, moi aussi je participe

Trois bonnes raisons d’infiltrer les eaux de pluie à l’échelle de ma parcelle :

1. Je limite les apports au réseau

  • Je préviens la saturation des réseaux lors de fortes pluies et je contribue à limiter les inondations.
  • Je réduis les quantités d’eaux à traiter à la station d’épuration.

2. Je réduis la pollution

  • Je réduis le ruissellement et le lessivage des polluants sur les surfaces urbaines (trottoirs, routes, parkings, etc.).
  • Je réduis la quantité d’eaux non dépolluées déversées vers le milieu naturel.

3. J’aménage durablement mon territoire

  • Je recharge les nappes souterraines en laissant s’infiltrer l’eau de pluie.
  • Je remplace les tuyaux par des ouvrages paysagers.

Concrètement, je peux agir sur ma parcelle en adoptant des techniques alternatives de gestion des eaux de pluie.

Cela se traduit par la déconnexion des gouttières du réseau d’assainissement et la création d’un ouvrage permettant l’infiltration ou la réutilisation des eaux de pluie.

Il existe de nombreuses techniques alternatives permettant d’infiltrer l’eau dans le sol : jardin de pluie, noue (fossé drainant), tranchée drainante, bassin d’infiltration, puits d’infiltration, toiture et mur végétalisés, parking poreux, etc. En outre, l’eau de pluie peut être orientée vers des solutions de stockage (cuve de rétention) pour l’arrosage du jardin par exemple. 

Roannaise de l’Eau se tient à votre disposition pour vous apporter son conseil dans la réalisation de votre projet.

Aides financières

Des aides financières peuvent être attribuées, sous certaines conditions, aux particuliers, collectivités et maîtres d’oeuvre dans leurs projets de gestion des eaux de pluie. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.roannaise-de-leau.fr.

+Ce qu’il ne faut pas jeter au réseau

Les objectifs fixés par le contrat de rivières visent notamment l’amélioration de la qualité de l’eau et la réduction des pollutions domestiques et agricoles. Or les analyses de qualité de l’eau de nos rivières attestent le classement de certains de nos cours d’eau en moyenne voir mauvaise qualité.

Notre territoire est en effet confronté à des pollutions de diverses origines : rejets urbains, hydrocarbures, pesticides, rejets d’assainissement, etc. Les eaux usées rejetées après épuration dans les cours d’eau ne doivent en aucun cas présenter un danger pour le milieu naturel.
Il est donc nécessaire d’agir pour préserver le bon traitement des eaux usées et ainsi regagner une qualité maximale de l’eau brute de nos rivières.

Adoptons une démarche éco-citoyenne

Chacun peut agir pour améliorer la qualité de l’eau, que l’on soit particulier, agriculteur, industriel ou encore collectivité, en prêtant attention aux usages :

• entretenir ses installations d’assainissement pour améliorer leurs performances ;
• réduire les doses de produits d’entretien et de lavage et préférer des produits biodégradables ;
• ne pas utiliser de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts ;
• les objets solides (épluchures, mégots, protections hygiéniques, cotons tiges, rouleaux de papier toilette, lingettes) doivent être jetés avec les déchets ménagers. Les médicaments doivent être rapportés en pharmacie et les huiles, graisses et substances chimiques en déchetterie car les stations d’épuration ne sont pas conçues pour les traiter.

             

Tous ces produits sont à l’origine de dysfonctionnements : obstruction des canalisations, pannes importantes qui provoquent un surcoût de la collecte et du traitement, débordement du réseau d’assainissement vers le milieu naturel, interruption de la bonne épuration des eaux, polluant ainsi les cours d’eau et nappes phréatiques.

Assainissement individuel

Les assainissements non collectifs doivent être entretenus aussi souvent que nécessaire et les fosses toutes eaux vidangées régulièrement (tous les 4 à 6 ans). Cette vidange doit être réalisée par des entreprises agrées par le Préfet. Plus d'infos.

Roannaise de l’Eau propose ce service d’entretien et permet de bénéficier d’un tarif de groupe permettant une économie financière de 30 à 40 %.
Contact SPANC : 04 26 24 93 50  - contact@roannaise-de-leau.fr

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Région Auvergne - Rhône-Alpes
Département de la Loire
Roannais Agglomération
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